S.S. Patriarche Cyrille

 

Monseigneur SIMON

   

Adresse

Chaussée d’Anvers, 393
1000 Bruxelles                      

 

Langues liturgiques : français - néerlandais - slavon 

 

Horaires : Dimanche et fêtes :
Divine Liturgie à 10h30


Clergé
Higoumène ATHANASE (Cabirou)

Chaussée d'Anvers, 405

1000 BRUXELLES

Tel  02/203.41.54 

E-mail : a.cabirou@coditel.net            

 

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Mercredi 30 décembre 2009 3 30 /12 /2009 11:55

Pat Kirill 12 [640x480]

Bienaimés dans le Seigneur membres de l’épiscopat,

Honorables Prêtres et Diacres,

Moines et Moniales aimés de Dieu,

Chers frères et sœurs !

 

En ce jour lumineux de la Nativité du Christ, je vous adresse mes vœux les plus cordiaux à l’occasion de cette grande fête.

 

Au cours de deux mille années, les chrétiens du monde entier, dans la joie et l’espérance, orientent leur regard spirituel vers l’événement qui représente une rupture dans l’histoire de l’humanité. La chronologie actuelle qui tire son origine de la Nativité et qui se trouve être la chronologie de l’ère chrétienne, témoigne par elle-même du caractère significatif de la venue du Christ Sauveur.

 

La grotte de Bethléem, où les animaux s’abritaient du froid de la nuit d’hiver, est l’image du monde qui un jour s’est éloigné de son Créateur et qui a ressenti l’affliction et les ténèbres de l’abandon de Dieu. Cependant, la nuit lumineuse de la Nativité a rempli de rayonnement non seulement la grotte qui a offert l’accueil à la très pure Vierge Marie, mais aussi toute la création, puisque par la naissance du Fils de Dieu, chaque homme qui vient dans le monde est illuminé par la Lumière de la vérité, comme en témoigne l’évangéliste Jean (Jn 1, 9).

 

Quelqu’un peut demander : que signifie la Lumière de la Vérité ? Nous trouvons la réponse à cette question dans le même récit évangélique de Jean. La Lumière de la vérité, c’est le Seigneur Lui-même, le Verbe de Dieu, lequel « s’est fait chair et a habité parmi nous, […] plein de grâce et de vérité » (Jn 1,14).

 

Par la Naissance du Sauveur, les hommes ont trouvé la possibilité d’avoir la grâce et la vérité (Jn 1, 17). La grâce est la force donnée par Dieu à l’homme en vue du salut. C’est précisément par cette force que les hommes sont vainqueurs du péché. Sans la grâce, on ne peut vaincre le mal, et donc vaincre tout ce qui obscurcit notre Vie.

 

La Vérité, c’est la valeur fondamentale de l’être. Si le fondement de la vie est le mensonge, l’erreur, alors la vie ne réussit pas. Certes, extérieurement, la vie d’un homme qui s’égare peut paraître entièrement réussie. Mais cela ne signifie pas que l’erreur soit anodine : tôt ou tard elle va apparaître, y compris sous forme de tragédie dans le destin humain.

 

La Lumière de la vérité, c’est la lumière divine, c’est la vérité divine. Elle est invariable et éternelle et elle ne dépend pas du fait que nous l’acceptons ou non. L’acception par l’homme de la vérité divine détermine avant tout le caractère de ses rapports avec les autres, la capacité, selon les paroles de l’Apôtre, de « porter les fardeaux les uns des autres » (Gal 6, 2), c’est-à-dire de faire preuve de solidarité avec le prochain, de participer aux joies et aux douleurs des autres. « A ceci tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples : si vous avez de l’amour les uns pour les autres » (Jn 13, 35) dit le Seigneur. Et pourtant, ces éternelles vérités divines qui seules sont capables de transfigurer notre vie, aujourd’hui cessent d’être des idéaux. Avec insistance, elles sont chassées de la conscience de l’homme moderne par l’irresponsabilité morale, l’égoïsme, la consommation, la négation du péché comme problème fondamental de l’existence humaine.

 

C’est précisément par la substitution de valeurs fausses aux valeurs véritables que s’explique la signification qui ne cesse de croître de ce qu’on appelle « le facteur humain » dans les événements tragiques qui emportent des centaines de vies humaines. C’est par là également qu’on explique aussi les crises qui, à l’échelle de la planète entière, ébranlent l’économie, la politique, le milieu qui nous entoure, la vie familiale, les rapports entre les générations et bien d’autres choses.

 

L’importance de la célébration de la Nativité du Christ consiste en ce qu'elle nous rend plus proches du Sauveur, nous aide à voir plus précisément son visage et de nous pénétrer de sa bonne nouvelle. Le Seigneur, encore et toujours mystérieusement, naît pour nous au plus profond de nos âmes « pour qu’on ait la vie et qu’on l’ait en surabondance » (Jn 10,10). L’événement de la nuit de Bethléem entre dans la vie contemporaine et nous aide à la voir d’un autre point de vue, parfois inhabituel et inattendu. Ce qui semblait le plus important et énorme, soudain apparaît comme étant de peu d’importance et éphémère, laissant la place à la grandeur et à la beauté de l’éternelle beauté divine.

 

Et c’est avec une force particulière que résonnent aujourd’hui les paroles du Sauveur : « Je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin de l’âge » (Mt 28, 20). Ces paroles donnent l’espérance fondée sur la conviction solide que quelles que soient les tentations qui nous atteignent dans cette vie, le Seigneur n’abandonnera pas Son héritage.

 

L’année passée a été, dans notre Église, marquée par de nombreux événements importants. Le concile local qui s’est réuni à Moscou en la cathédrale Christ-Sauveur, après le décès de Sa Sainteté le Patriarche Alexis II, a élu son successeur. Fortifié par la prière et le soutien de l’épiscopat, du clergé et du troupeau des fidèles, dans l’espérance en la volonté divine, j’ai accepté le sort qui m’est échu du service patriarcal. Célébrant à Moscou, dans un nombre de diocèses de Russie, de même qu’en Ukraine, en Biélorussie et en Azerbaïdjan, j’ai connu la joie de la relation de prière avec notre pieux peuple orthodoxe, avec les gens jeunes et les gens âgés, avec ceux d’âge moyen et avec les enfants. Partout j’ai pu voir les visages rayonnants des gens, expression sincère d’une foi profonde. C’est devenu pour moi une expérience spirituelle très forte et un témoignage visible de l’unité de la Sainte Russie qui par la force de la foi de son peuple multinational surmonte les frontières sociales, de biens, d’âge, d’ethnies et autres, tout en conservant son unité spirituelle dans les conditions des réalités politiques contemporaines.

 

Cette unité est renforcée par l’Église une, dans laquelle, par la grâce de Dieu, est surmonté tout ce qui est temporaire et passager. Ici apparaît au regard humain l’authentique grandeur des valeurs intemporelles. C’est précisément pour cette raison que la Vérité divine doit servir d’orientation pour toute activité humaine, pour le développement et le mouvement en avant.

 

C’est une joie de voir qu’un nombre toujours plus grand de nos contemporains commence à reconnaître ses sources spirituelles, à apprécier sa tradition religieuse et culturelle. Et aujourd’hui, le triomphe de la fête est partagé, non seulement par les croyants fermement enracinés dans l’orthodoxie, mais aussi par ceux qui ne sont qu’en chemin vers la découverte de la foi salvatrice et, peut-être, pour la première fois traversent le seuil de l’Église, répondant dans leur cœur à l’appel évangélique.

 

En prière, je vous souhaite, éminents évêques, honorables pères, chers frères et sœurs, de nombreuses grâces du Christ, le divin enfant né à Bethléem, pour que par la grâce divine votre joie se multiplie, que soient guéries vos maladies, que vos afflictions soient consolées. Que la lumière de l’étoile de Bethléem soit un guide pour chacun d’entre nous et que le Seigneur bénisse les efforts dans le domaine de l’amélioration de la vie de l’Église, des états dans lesquels nous vivons, de nos sociétés, et qu’Il nous donne à tous de demeurer fidèlement dans la vérité évangélique.

 

 

+ Cyrille

PATRIARCHE DE MOSCOU ET DE TOUTE LA RUSSIE

Nativité du Christ

2009/2010, Moscou

 

Par père Athanase - Publié dans : Patriarcat de Moscou
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Mercredi 23 décembre 2009 3 23 /12 /2009 16:24
Voeux Athanase 2009-2010
Par père Athanase - Publié dans : Paroisse
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Mercredi 16 décembre 2009 3 16 /12 /2009 13:04

Typicon

 

Père Job (Getcha)

Paris, éd. du Cerf, coll « liturgie », 2009.

 

La liturgie byzantine, par sa beauté, sa richesse et sa profondeur, intrigue, inspire ou passionne un grand nombre de chrétiens aujourd'hui ; elle n'en demeure pas moins souvent inaccessible, voire incompréhensible. De premier abord, le Typikon - le livre liturgique contenant l'ordo de la célébration liturgique - est certes illisible. D'où la nécessité, pour le néophyte ou le fidèle souhaitant approfondir sa pratique, de le décrypter.

 

C'est le but du présent ouvrage. Élaboré sur la base de cours prodigués à l'Institut de théologie orthodoxe Saint-Serge, il couvre la célébration des offices de l'année liturgique byzantine : l'office divin, les fêtes, le cycle pascal. Le déroulement et la composition des offices liturgiques sont d'abord situés dans le contexte de leur développement historique, avant d'être analysés, dans le détail, du point de vue de la pratique.

 

Les Églises orthodoxes à travers le monde utilisent toutes, à l'heure actuelle, les mêmes textes liturgiques et ne connaissent - outre des langues et des mélodies différentes - que des variations mineures dans les usages, qu'elles soient du courant « grec » ou « russe ».

 

Ce précis de liturgie byzantine, le premier publié en français, comprend en fin de volume une abondante bibliographie et un glossaire qui tente de fixer un vocabulaire technique liturgique encore assez flottant dans notre langue.

 

Image : http://www.editionsducerf.fr/html/fiche/fichecouv.asp?n_liv_cerf=8588

 

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Mardi 8 décembre 2009 2 08 /12 /2009 10:17

Le numéro 16-17 (juillet-octobre 2009) du Messager de l'Église orthodoxe russe a paru cette semaine. Il contient deux dossiers: l'un consacré au moine Grégoire Krug, célèbre iconographe de l'émigration russe en France, et l'autre à la visite en Ukraine, cet été, du patriarche Cyrille de Moscou et de toute la Russie. Le dossier sur le père Grégoire est accompagné de nombreuses photographies de ses icônes, de ses portraits et des quelques événements de sa vie.

 

Par ailleurs, cette livraison propose un article de l'archevêque Hilarion de Volokolamsk, président du département de l'Église orthodoxe russe, intitulé "Le schisme entre l'Orient et l'Occident: point de vue orthodoxe".

 

Sommaire

 

Actualité

 

Réunion du Saint-Synode à Kiev

Rencontre entre le patriarche Cyrille et l’Ambassadeur de France en Russie

L’archevêque Hilarion de Volokolamsk reçu par le pape Benoît XVI

 

DOSSIER : VISITE EN UKRAINE DU PATRIARCHE CYRILLE DE MOSCOU

 

"Être pasteur, c'est savoir dialoguer". Interview du patriarche Cyrille à la télévision ukrainienne

"L'Église est le lieu où l'on s'exerce à l'amour et à l'unité". Homélie en la fête de Saint Vladimir

Discours après la liturgie à la laure de Potchaev

 

DOSSIER : GREGOIRE KRUG, UN PROPHETE DE L’ICONE

 

Père Grégoire Krug, un prophète de l’icône, par Émilie van Taack

L’image non-peinte-de-main-d’homme, par le moine Grégoire Krug

 

Histoire de l’Église

 

Le schisme entre l’Orient et l’Occident : point de vue orthodoxe, par Mgr Hilarion Alfeyev

 

On peut se procurer le numéro à cette adresse : http://egliserusse.eu

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Dimanche 6 décembre 2009 7 06 /12 /2009 14:26

Christine Chaillot (sous la direction de), «L’Église orthodoxe en Europe orientale au XXe siècle», préface de Mgr Kallistos Ware, Cerf, Paris, 2009, 416 p.


Christine Chaillot, à travers les différentes manifestations de l’association qu’elle a créée et la publication de plusieurs ouvrages (en anglais), s’est attachée depuis de nombreuses années à faire connaître les Églises non-chalcédoniennes (monophysites), à les soutenir dans les difficultés qu’elles rencontrent souvent dans les contextes politiques et religieux où elles se trouvent, et à rapprocher les chrétiens orientaux de différentes confessions. Elle se propose aussi, dans ce livre et dans le précédent («Histoire de l’Église orthodoxe en Europe occidentale au XXe siècle») dont il est le complément, de mieux faire connaître les différentes Églises orthodoxes locales non seulement aux non-orthodoxes, mais aussi aux orthodoxes eux-mêmes, souvent trop étroitement concentrés sur leur propre Église au point d’ignorer les autres.

 

Après une assez longue préface de Mgr Kallistos Ware qui, en faisant un tour d’horizon, relève divers problèmes relatifs aux relations inter-orthodoxes à l’époque contemporaine, seize notices sont consacrées aux différentes Églises locales ou à la présence orthodoxe dans différents pays d’Europe : Constantinople, Grèce, Chypre, Bulgarie, Serbie, Albanie, Roumanie, Moldavie, Hongrie, République tchèque, Slovaquie, Pologne, Estonie, Lettonie, Lituanie, Biélorussie, Ukraine, Russie, Géorgie. L’éditrice a convoqué des membres de ces différentes Églises, généralement connus pour leurs travaux antérieurs sur le sujet, afin d’en présenter, de manière aussi objective que possible, l’histoire, sur une période qui tantôt se limite au XXe siècle, tantôt s’étend des origines à nos jours. Ces notices étant inévitablement des résumés (entre 10 et 20 pages en moyenne), une bibliographie figurant à la fin de chacune d’elles offre la possibilité d’un approfondissement.


Tout en reconnaissant l’utilité de ce projet et la qualité globale de l’ouvrage, on regrette que, se concentrant sur le développement historique et surtout les problèmes internes (liés souvent aux difficultés créées par le communisme lorsqu’il était dominant dans la plupart des pays considérés), il ne fasse pas assez de place à une présentation du caractère spécifique actuel des différentes Églises (comme l’avait fait par exemple le livre, récemment réédité mais en grande partie dépassé, du P. R. Janin, «Les Églises orientales et les rites orientaux»), car c’est par là aussi, et pas seulement par l’histoire, que passe le progrès dans la connaissance mutuelle.

 

Jean-Claude Larchet

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Pokrov

Histoire de la Paroisse

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Le 18 mai 1963, l’archevêque Basile (Krivochéïne) de Bruxelles et de Belgique recevait dans la juridiction de l’Eglise orthodoxe russe (Patriarcat de Moscou) une communauté occidentale dirigée par l’archimandrite Joseph (Lamine). Le dimanche suivant, il consacrait la première église orthodoxe canonique en langue française de Belgique : celle de la Protection de la Sainte Vierge a Bruxelles (Chaussée d’Anvers, non loin de la gare du Nord). Ces années connaissaient également l’afflux d’une importante émigration grecque en Belgique, dont de nombreux membres fréquentaient la paroisse. En 1976, l’église déménagea Avenue de la Reine (quelques rues plus loin), pour revenir en 1994 à la Chaussée d’Anvers. La paroisse occupe le rez-de-chaussée d’une maison de location, où est aménagée une chapelle modeste mais chaleureuse. La paroisse est officiellement reconnue par les autorités belges.

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