Mgr Christodoulos, l'archevêque d'Athènes et primat de l'Eglise orthodoxe de Grèce est décédé ce lundi matin à 5h15, heure locale, d'un cancer du foie à son domicile de Néa Filothéi en banlieue
d'Athènes. Son corps sera transporté dans la journée à l'hôpital Laïko et de là, à la cathédrale d'Athènes. Pendant trois jours, les fidèles pourront se prosterner devant sa dépouille pour un
dernier adieu. Les obsèques de l'archevêque seront semblables à celles d’un chef d'Etat en exercice. Le jour des funérailles sera férié.
Né en 1939 à Xanthi, il a étudié le droit et la théologie jusqu’au doctorat. Ordonné diacre en 1961 et prêtre en 1965, prédicateur à l’église de la Dormition de la Mère de Dieu à Phalère pendant neuf ans, il a été consacré évêque en 1974 à l’âge de 35 ans comme métropolite de Dimitriados (Volos).
En 1998, il est élu à la succession de l’archevêque d’Athènes Seraphin devenant ainsi le plus jeune primat de l'Eglise orthodoxe de Grèce. Au cours de l’homélie qu’il prononcera lors de son intronisation, il demande pardon aux jeunes. Il donna un élan au renouveau de la vie liturgique et fut particulièrement actif dans le domaine social et philanthropique en créant notamment l’organisation non-gouvernementale «Solidarité», en instituant plusieurs comités chargés de se pencher sur les problèmes du temps (bioéthique, toxicomanie, femmes battues, mères célibataires, etc.).
Dans le domaine des relations œcuméniques, Mgr Christodoulos a été l'artisan d'un rapprochement avec l'Eglise catholique, accueillant le pape Jean-Paul II à Athènes en 2001 et se rendant lui-même au Vatican en 2006 à l'invitation du pape Benoît XVI.
