S.S. Patriarche Cyrille

 

Monseigneur SIMON

   

Adresse

Chaussée d’Anvers, 393
1000 Bruxelles                      

 

Langues liturgiques : français - néerlandais - slavon 

 

Horaires : Dimanche et fêtes :
Divine Liturgie à 10h30


Clergé
Higoumène ATHANASE (Cabirou)

Chaussée d'Anvers, 405

1000 BRUXELLES

Tel  02/203.41.54 

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méditation

Dimanche 8 février 2009

Evangile selon Saint Luc (18: 10-14)

 

Méditation du Père Lev

 

    « Ouvre-moi les portes de la pénitence, ô toi qui donnes la vie... ». Ainsi chante l'Eglise dans les matines du premier des quatre dimanches qui nous préparent au Carême. De fait, ce dimanche pourrait être considéré comme une porte : une porte par laquelle nous entrons dans la période sacrée qui nous conduit à Pâques; une porte qui nous donne accès à l'atmosphère de pénitence, à la vie de pénitence que le Carême devrait apporter à chacun de nous. Rappelons-nous que le mot «pénitence» ou «repentance» est une traduction du terme évangélique grec metanoia : celui-ci signifie «changement d'esprit». Il s'agit de beaucoup plus que de la pratique d'une certaine pénitence extérieure. Ce qui est demandé de nous est le changement radical, le renouvellement, la conversion.

 

    Ce dimanche, dans le calendrier liturgique, porte le nom de " Dimanche du Pharisien et du Publicain ". L'Eglise, afin de nous exhorter à la vraie repentance, remet devant nos yeux cette image des deux hommes qui montent au Temple pour prier et dont l'un est justifié à cause de son humilité et de sa contribution sincère. La parabole du Pharisien et du Publicain  que nous lisons durant la liturgie, est, si l'on ose dire, la plus dangereuse de toutes les paraboles. Car nous sommes si habitués à condamner le Pharisaïsme que nous semblons proclamer ceci : «Moi, du moins, malgré tous mes péchés, je ne suis pas un Pharisien. Je ne suis pas un hypocrite». Nous oublions que la prière du Pharisien n'est pas entièrement mauvaise. Le Pharisien constate qu'il jeûne, qu'il fait l'aumône, qu'il est exempt des péchés les plus grossiers; et tout cela est vrai. De plus, le Pharisien ne s'attribue pas tout le mérite de ses bonnes actions; il reconnaît qu’elles viennent de Dieu; il rend grâces à Dieu.

 

    La prière du Pharisien pèche sous deux aspects. Le Pharisien manque de repentir et d'humilité, il ne semble pas avoir conscience des manquements, peut-être véniels, dont il est coupable, comme tous les hommes; et, d'autre part, il se compare au Publicain avec un certain orgueil, un certain mépris. Mais nous, avons-nous le droit de condamner le Pharisien, de nous considérer comme plus justes que lui, si tout d'abord nous violons les commandements que le Pharisien observe ? Avons-nous le droit de nous mettre - par opposition au Pharisien - sur le même plan que le Publicain justifié ? Nous ne pouvons le faire que si notre attitude est exactement celle du Publicain. Oserons-nous dire que nous avons l'humilité et la repentance du Publicain ? Si nous condamnons avec ostentation le Pharisien sans devenir nous-mêmes le Publicain, nous tombons dans le Pharisaïsme lui-même.

 

    Regardons de plus près le Publicain. Il n’ose pas lever les yeux au ciel. Il se frappe la poitrine. Il implore de Dieu la miséricorde. Il se reconnaît pécheur. Il se met dans une attitude physique d'humilité. (Jésus lui-même, comme l'a dit un saint, a si bien pris la dernière place que personne n'a jamais pu la lui ôter.) C'est pourquoi le Sauveur dit : «Cet homme est retourné dans sa maison plus justifié que l'autre». Remarquons que Jésus dit «plus justifié», laissant en quelque sorte ouvert à notre pensée le cas du Pharisien. Et Jésus ajoute : « Quiconque s'exalte sera abaissé, et celui qui s'humilie sera exalté».

 

    Essayons d'explorer encore plus profondément cet épisode. Le Publicain est-il seulement justifié parce qu'il confesse son péché et se tient humblement devant Dieu ? Il y a, dans le cas du Publicain, quelque chose de plus. Le cœur de la prière du Publicain est un appel plein de confiance à la bonté, à la tendresse de Dieu "O Dieu, aie pitié de moi pécheur", dit-il. Ces premiers mots, « aie pitié de moi», sont aussi les premiers mots du psaume 50, lequel est essentiellement le psaume de la pénitence : «Aie pitié de moi, ô Dieu, en ta miséricorde et, selon la grandeur de tes compassions, efface mon iniquité». Le fait que Jésus choisit ces mots pour les mettre sur la bouche du Publicain et pour en faire ainsi le modèle de nos prières de pénitence projette une grande lumière sur l’âme du Sauveur, sur ses intentions. Ce que Jésus demande du pécheur repentant (donc de chacun de nous), c'est surtout cet abandon, cette confiance absolue dans la tendre miséricorde et la merci de Dieu.

 

    L'Eglise, dans les matines, tire ainsi la conclusion de la parabole évangélique et formule la pensée centrale de ce dimanche : « Seigneur, qui as reproché au Pharisien de se justifier lui-même et de s'enorgueillir de ses actions; toi qui as justifié le Publicain lorsqu'il s'est humblement approché, demandant avec des soupirs le pardon de ses fautes - car tu ne t'approches pas des pensées arrogantes et tu ne te détournes pas des cœurs contrits - devant toi, à cause de cela, nous aussi, nous nous agenouillons modestement, ô toi qui as souffert pour nous. Accorde-nous ton pardon et ta grande miséricorde ».

 

Extraits du livre "L'an de grâce du Seigneur" du Père Lev Gillet ("Un moine de l'Eglise d'Orient") aux éditions du Cerf.

Par père Athanase
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Samedi 14 février 2009

Evangile selon Saint Luc 15,11-32         

 

   Quel bel exemple de repentir nous donne l'enfant prodigue, et telle est en effet la leçon que nous donne Jésus. Notre personnage se sentant épris de liberté, désireux de mener une existence bien à lui, d'être maître de son destin, quitte sa famille, la maison paternelle, et riche de sa part d'héritage, va courir le monde et ses plaisirs.

   L'enfant, est-il besoin de le préciser, nous ressemble comme un frère. Nous aussi, nous avons reçu notre part d'héritage. Notre Père céleste, Dieu, nous a donné la vie. Il nous a encore donné d'être ce que nous sommes avec nos qualités et nos défauts. Il nous a fait des hommes et des femmes. Et, comme tout être humain, nous aussi, nous voulons nous libérer de la tutelle du Père. Nous nous sentons à même de nous diriger seuls et nous voulons absolument tenter l'expérience.

   Ainsi fait l'enfant prodigue. Il dépense sans compter, gaspillant son bien et dilapidant sa fortune. Sans doute, trouve-t-il la vie bien plaisante et, dans son euphorie, il se soucie peu du lendemain.

   Ne le blâmons pas. La vie du monde offre bien des attraits légitimes. Mais elle est aussi source de tentations auxquelles l'on succombe facilement. Nous aussi, abandonnés à nous-mêmes, nous tombons chaque jour dans le piège de la vie facile et, comme notre personnage, nous n'avons nul souci de nous retourner vers notre Père. Tout est si simple, tout est si beau, que cela ne peut finir.

   Pour l'enfant prodigue, cependant, commence une nouvelle expérience : celle de la pauvreté. Il n'a plus rien sinon lui-même, et il se conforte en essayant de s'en sortir seul et en travaillant chez les autres.

   Voilà bien l'orgueil de l'homme qui pense se suffire à lui-même. Que de fois ne sommes-nous pas satisfaits de nos personnes et croyons ne devoir rien à personne.

   Cependant, sa condition misérable, la faim, sa situation avilissante, tout cela tourmente l'enfant et bientôt, avec les souvenirs de sa jeunesse, lui revient l'image de son père si bon et si généreux.

   Nous aussi, nous avons de tels élans vers notre Père céleste, mais le plus souvent, nous les gardons enfouis en nous-mêmes et craignons de les manifester.

   L'enfant prodigue lui, est maintenant convaincu que son père lui pardonnera. Oh, il ne lui demandera pas grand chose, un petit coin avec les animaux et, pour manger, les restes de la table. Mais il sera de nouveau avec son père qu'il n'aurait jamais du quitter.

   Oui, frères et sœurs, la souffrance a vaincu l'orgueil de ce jeune intrépide. Elle lui a ouvert la voie du repentir et de la raison. Il a reconnu sa faiblesse, lui qui se croyait fort, il a testé son impuissance, lui qui se croyait invincible. Dans sa détresse, il n'a plus qu'un cri de désespoir mais aussi d'espérance, et ce cri dans la foi, c'est vers son père qu'il l'élève, vers ce père qu'il n'a plus que la hâte de retrouver.

   N'est-il pas saisissant de ressemblance ce malheureux ? Comment pourrions-nous le condamner, nous qui usons des mêmes sentiments quand le malheur nous frappe ?

   Voyez quel accueil lui réserve son père ! Pas un reproche ne déforme ses lèvres. Au contraire, le voilà courant au devant de ce fils qui lui revient. Qu'importe ce qu'il a fait puisqu'il est son fils !

   N'en doutons pas, c'est bien ainsi que nous attend notre Père céleste. Il nous suffit d'avoir la volonté de nous en remettre à Lui. Ce n'est pas nos fautes qui L'intéressent, ce n'est pas notre souffrance qu'Il désire. Lui même souffre de ce que nous L'abandonnons.

   Pourtant, tout le monde n'est pas aussi bon et généreux que le père. Le frère aîné survient et querelle le père qu'il juge trop complaisant envers son frère prodigue. C'est bien sûr la jalousie qui le fait parler car il n'a pas compris que le père donne à l'un comme à l'autre, car son amour ne connaît pas de partage.

   Gardez-vous donc, frères et sœurs, de juger votre prochain. Ne voyez que sa contrition et réjouissez-vous avec le Père quand une brebis perdue retrouve le bon chemin.

   Vous aussi, tournez les yeux vers le Seigneur. Le temps du carême est proche. Ne le voyez pas comme un temps de privations inutiles mais, à l'exemple de l'enfant prodigue, comme une étape de réflexion et de repentir. Il est si bon, si doux de se tenir à l'abri du Très Haut. Si quelque fois, mus par l'irrésistible envie de liberté, nous oublions le chemin de sa maison, nous négligeons une halte dans son église, nous "passons" une prière, nous risquons de nous retrouver seuls et misérables. Pourtant, Dieu est toujours là à nous attendre.   Le carême est voulu pour nous permettre de remettre nos idées en place, pour nous inciter à réaliser à quel point Jésus nous aime et nous pardonne nos multiples manquements.

   Que la prière soit notre guide comme le bâton du pèlerin. La route peut paraître longue et difficile, mais le chemin est sûr pour celui qui marche avec son cœur.

 

Père Athanase

(Sermons, 10 février 1990)

 

Par père Athanase
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Vendredi 27 février 2009

 A l'occasion de la mémoire de saint Alexis, métropolite de Kiev et de Moscou, saint patron du défunt patriarche, et dans l'approche du Grand Carême, nous vous proposons le texte intégral du message, adressé par le patriarche Alexis II aux fidèles de l'Église orthodoxe russe pour le Dimanche du Pardon 1993. Ce message, traduit en français par le père Serge Model, a été publié dans le numéro 12 (novembre-décembre 2008) du Messager de l'Église orthodoxe russe. Le patriarche y demande pardon pour les faiblesses de l'Église orthodoxe face aux autorités civiles durant la période soviétique. Ce texte constitue une réponse éloquente à tous ceux qui reprochaient à l'Église russe son absence de repentir pour l’attitude de certains de ses membres à l’époque de la persécution.

 



Maintenant commence le temps de la pénitence. Commencent les jours du grand Carême, particulièrement chers à chaque chrétien orthodoxe, lorsque la sainte Église nous appelle à l’abstinence, à la sobriété, aux bonnes actions, à une prière instante, à une réflexion sur nous-mêmes et aux larmes pour nos péchés.

 

C’est justement maintenant, quand nous entrons dans le grand Carême, que résonnent en nos cœurs, avec une force particulière, les paroles du Seigneur: « Convertissez-vous et croyez à l’Évangile » (Mc 1, 15) ; « Convertissez-vous, car le Royaume des Cieux est proche » (Mt 4, 17).

 

Récemment, lors de la célébration du six-centième anniversaire du repos bienheureux de saint Serge de Radonège, l’Église a appelé au repentir le peuple tout entier, après de longues années d’apostasie.

 

Aujourd’hui, je m’adresse à vous, pensant particulièrement à ceux qui sont entrés il y a peu au sein de l’Église-Mère et qui doivent encore apprendre son enseignement et ses traditions dans toute leur profondeur. Le Seigneur est proche (Phil 4, 5). Chaque jour, à chaque heure de notre vie, nous devons être prêts à le rencontrer, à lui rendre compte de ce que nous avons accompli. C’est pourquoi, nous devons rejeter aujourd’hui tout péché, tout mensonge, tout compromis avec notre propre conscience.

 

Notre Sauveur souhaite que nous soyons moralement parfaits (Mt 5, 48). Mais aucun effort, aucun exploit ne peut permettre à l’homme d’atteindre cette perfection sans Dieu. Nos péchés surpassent nos bonnes œuvres, et le salut par nos propres forces nous est impossible (Mt 19, 26). Mais il est possible à notre Dieu qui, dans sa miséricorde, pardonne la multitude de nos péchés, nous rend capables d’une vie juste et sainte, et dignes d’entrer dans son Royaume éternel.

 

Chacun de nous a de quoi se repentir devant le Seigneur. Nous portons nombre de péchés personnels, de péchés quotidiens, de chaque instant, commis en action, en parole ou en pensée, volontairement ou non, sciemment ou par ignorance. Nous sommes coupables de négligence envers notre Église orthodoxe, d’oubli de la prière et de la piété, d’absence de diligence dans l’instruction spirituelle de notre peuple, dans le salut de nos proches. Nous nous trouvons dans un état d’affaiblissement spirituel au moment même où notre parole et nos actions sont attendues par des millions de personnes en quête spirituelle.

 

Nous demandons pardon pour ceux d’entre nous qui, par faiblesse, n’ont pas assez fermement défendu la foi à l’époque des persécutions, voire, qu’à Dieu ne plaise, ont imité les persécuteurs qui foulaient aux pieds l’Église de Dieu, provoquant des souffrances considérables et la mort de chrétiens. Aujourd’hui, quand autour de nous s’étend une mer de souffrances, nous sommes coupables devant chaque personne qui souffre, parce que nous ne l’avons pas réchauffée par la chaleur de notre cœur, que nous ne nous sommes pas toujours sacrifiés pour son bien.

 

Notre peuple, naguère pieux et fidèle au Seigneur, a perdu la capacité de discernement et a oublié ses orientations éthiques. La paresse et l’orgueil peccamineux, l’engouement pour les visions immorales et le culte de la violence, l’absence d’éthique en politique et en économie, ont assujetti nombre d’entre nous. La famille – fondement séculaire de la vie sociale et source de sa prospérité, à travers laquelle se transmettait de génération en génération l’esprit de piété et les bases éthiques – est en voie de destruction.

 

Dans les discussions sur l’avenir des États dans lesquels nous vivons, dans la recherche de leurs modes de gouvernement, nombre d’entre nous se sont endurcis, ont perdu patience, ont commencé à s’humilier et à s’insulter mutuellement, s’enivrant de l’illusion de leur propre justesse. Nous avons permis que le sang coule en beaucoup de lieux où, récemment encore, régnaient la paix et la concorde. Les peuples s’opposent aux peuples, les États aux États. De plus en plus de gens s’engagent sur la voie du brigandage, du pillage et d’autres crimes.

 

Le souci du pain quotidien a été remplacé chez nous par la course aux richesses à n’importe quel moyen et à n’importe quel prix. Les gens souffrant de privations et de misère implorent de l’aide, tandis que ceux qui pourraient partager leur pain avec eux ne font qu’augmenter leurs souffrances.

 

Chaque homme est pécheur devant la Face de Dieu. Mais c’est nous qui sommes les plus coupables, mes frères évêques et prêtres! Nous devrons, au Jour du Jugement, répondre de nos brebis. Et nous portons sur nos épaules le fardeau de leurs péchés, le fardeau de la condamnation si nous n’avons pas toujours montré le bon exemple ou ne les avons pas toujours convenablement instruits.

 

Pleurant sur nos péchés, mais espérant la miséricorde divine, implorons-le : "Pardonne-nous, Seigneur miséricordieux!" Pardonnons aussi sincèrement à tous ceux qui, en pensée, en paroles ou en actes, ont péché contre nous. Et que le Seigneur miséricordieux les prenne en pitié !

 

Prions pour l'attendrissement des cœurs endurcis, pour ceux qui blasphèment contre notre sainte Église et calomnient ceux des évêques, prêtres et fidèles, dont l’héroïsme plein d’abnégation a permis à l’Église, avec l’aide de Dieu, d’accomplir son témoignage et son service durant les décennies, tragiques pour elle, qui ont suivi la révolution.

 

Malheur à celui d’entre nous qui, entré dans l’Église par le saint Baptême, renie l’Église Mère, ne porte pas sa croix, ne s’efforce pas de corriger les fautes, de limiter les erreurs des autres membres de l’Église. Le fait de quitter l’Église se transforme immanquablement en trahison du Christ, et ce, même si, au fond de son cœur, on a conservé sa foi en Lui. Il faut avoir le courage de porter la croix de l’Église…

 

Avec toute notre Église, avec tout notre peuple, demandons le pardon de Dieu. Repentons-nous devant lui, en révélant nos péchés à nos confesseurs, comme le prescrit la sainte Église. Rappelons-nous qu’un repentir sincère ne s’accomplit pas devant la foule, de manière démonstrative, pour se montrer aux gens en train de jeûner et de se repentir, car c’est ainsi que faisaient les pharisiens blâmés par le Christ. Un repentir véritable, ce n’est pas seulement la reconnaissance de son péché. C’est aussi une foi ferme en ce que tous les péchés que nous regrettons sincèrement et dans lesquels nous ne voulons pas retomber sont pardonnés par le Seigneur. Aussi, le repentir, c’est le commencement d’une vie nouvelle. «Repentez-vous donc et convertissez-vous, pour que vos péchés soient effacés, afin que des temps de rafraîchissement viennent de la part du Seigneur » (Ac 3, 19-20).

 

En ce Dimanche du Pardon, je m’adresse à chacun d’entre vous, bien-aimés évêques, pères, frères et sœurs dans le Seigneur, en vous suppliant avec des larmes de me pardonner tout ce en quoi j’ai maintes fois péché contre vous. Que le Seigneur, par Sa grâce et les miséricordes de Son amour pour les hommes, vous pardonne à votre tour et vous prenne tous en pitié. Je demande vos saintes prières pour mon indignité, afin que le Seigneur me renforce au seuil de ce Carême et dans le difficile service qui m’a été confié de sa sainte Église. « Que la grâce de notre Seigneur Jésus-Christ soit avec vous tous. Amen » (Rm 16, 24).

 

Source :http://egliserusse.eu

Par père Athanase
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Lundi 2 mars 2009

S

 

eigneur et Maître de ma vie, éloigne de moi l’esprit de paresse, de dissipation, de domination et de vains bavardages.

 

Accorde à ton serviteur, l’esprit de tempérence, d’humilité, da patience et de charité.

 

Oui, Seigneur et Roi, donne-moi de voir mes fautes et non point de juger mon frère, car tu es béni dans les siècles des siècles.

Amen.

 

Par père Athanase
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Pokrov

Histoire de la Paroisse

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Le 18 mai 1963, l’archevêque Basile (Krivochéïne) de Bruxelles et de Belgique recevait dans la juridiction de l’Eglise orthodoxe russe (Patriarcat de Moscou) une communauté occidentale dirigée par l’archimandrite Joseph (Lamine). Le dimanche suivant, il consacrait la première église orthodoxe canonique en langue française de Belgique : celle de la Protection de la Sainte Vierge a Bruxelles (Chaussée d’Anvers, non loin de la gare du Nord). Ces années connaissaient également l’afflux d’une importante émigration grecque en Belgique, dont de nombreux membres fréquentaient la paroisse. En 1976, l’église déménagea Avenue de la Reine (quelques rues plus loin), pour revenir en 1994 à la Chaussée d’Anvers. La paroisse occupe le rez-de-chaussée d’une maison de location, où est aménagée une chapelle modeste mais chaleureuse. La paroisse est officiellement reconnue par les autorités belges.

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